Saint-Saëns, rêverie orientale

Dernier mouvement

Si Camille Saint-Saëns séjourna à de nombreuses reprises en Algérie et en
Égypte et visita Ceylan et l’Indochine, il est aussi un Orient qu’il se contenta de rêver : il s’agit du Japon, où il ne se rendit jamais et qu’il ne connut qu’à travers la vague japonisante que connaissait alors la France. Saint-Saëns lui-même
sacrifia à cette vogue dans l’opéra La Princesse jaune et dans deux poèmes : Le Japon et Le Fouji-Yama. Mais sa fascination pour ce pays rêvé ne se résume à un effet de mode. Contrairement à beaucoup de pays de l’Orient
méditerranéen, du Moyen-Orient et de l’Extrême-Orient qu’il avait visités, le
Japon n’était ni une colonie ni un protectorat et commençait à peine à s’occidentaliser : il représentait à ses yeux un « Orient de l’Orient », le comble de l’« orientalisé » et de tout ce qu’un homme de son époque pouvait rêver de différent de la civilisation occidentale.

C’est pourquoi Opéra Volubilis a imaginé Rêverie orientale, une création
originale autour de ses rêves d’Orient.

Synopsis

Trois œuvres de Saint-Saëns s’articulent pour composer ce spectacle. En
ouverture, La Muse et le Poète plonge le spectateur dans un prélude
romantique qui débouche sur La Nuit, invitation à la rêverie. Le cadre est alors posé pour que surgissent les mirages japonisants de La Princesse jaune, fantasme oriental qui s’achève sur un inévitable retour à la réalité.

Opéra Volubilis Orquestra

Cordes
Alain Moglia, Benjamin Viguier, Audrey Irles, Roxane Kowalski, violon
Diane Dubon, Aude Massat, Sylvia Blondeau, alto
Isabelle Massat-Nazon, Mélody Giot, violoncelle
Emma Folcher, contrebasse
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Distribution

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